Le gouvernement a annoncé en début de semaine une série d’initiatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment dans les secteurs des transports et du logement.

Ce Conseil de planification écologique, qui réunissait le président de la République, le Premier ministre et une quinzaine de ministres, visait à faire un point d’étape mais aussi à relancer la dynamique écologique. En effet, après une baisse encourageante des émissions de CO₂ en 2023 (-5,8 %), le rythme s’est fortement ralenti en 2024 (-1,8 %). Les transports et le bâtiment, qui comptent parmi les principaux secteurs émetteurs, affichent des résultats particulièrement décevants (-0,9 % et -1,1 % respectivement).

Face à cette situation, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a insisté sur l’urgence d’une mobilisation accrue. Elle appelle à “sortir des polémiques stériles” pour recentrer le débat sur les réalités et les enjeux concrets de la transition écologique. Un travail d’analyse sur la “fracture écologique entre les catégories de population” sera d’ailleurs confié à une personnalité du monde économique dans les prochains jours.

Parmi les annonces phares, le retour du leasing social pour les véhicules électriques. Ce dispositif, qui permet aux ménages modestes de louer une voiture électrique pour environ 100 euros par mois, avait connu un succès fulgurant début 2024 avant d’être suspendu. Il sera relancé en septembre 2025, bien que ses modalités exactes restent à préciser.

En matière de rénovation énergétique, une expérimentation baptisée “zéro passoire thermique” sera mise en place dans une dizaine d’agglomérations pilotes. L’objectif : accompagner les habitants de logements très énergivores en organisant des campagnes ciblées et en simplifiant l’accès aux aides via des guichets uniques en mairie.

Le gouvernement prévoit aussi de relancer les COP régionales, avec un focus sur l’adaptation au changement climatique dans les territoires (littoraux, montagnes, forêts, agriculture). Concernant l’agriculture, la France souhaite renforcer sa souveraineté en matière d’engrais – dont plus des deux tiers sont importés – et encourager le développement des cultures de légumineuses.

Enfin, un événement symbolique marquera la fin de l’année : la réunion à Paris de l’ensemble des scientifiques du GIEC en décembre, à l’occasion du dixième anniversaire de l’accord de Paris.